Le temps n’est pas dans l’horloge, mais dans le cœur qui bat

Quelle belle aventure avec Philippe Seranne : ce poète musicien chanteur a du mal avec le cadre.. lorsqu’il est venu au studio me présenter ses chansons qu’il souhaitait poser sur un album avec de beaux arrangements, je m’interrogeais sur la méthode à suivre…lui mettre des mesures carrées ? des structures repérées ? des partitions pour les musiciens qui allaient s’engager à le suivre ? ou construire patiemment avec lui un album véritable cinématique sonore, véritablement progressif..
Nous avons travaillé longtemps ensemble pour réaliser les 12 maquettes destinées à être enregistrées.
Puis nous avons constitué l’équipe de musiciens : Gilbert Gandil aux guitares, Patrick Argentier aux percussions, Ameylia Saad Wu à la harpe, Nassim Hiber au Violon Alto, les voix de Géraldine Lefrene, As’n, Ahmed Chetiba et le regretté Pierre Henri, le tambourin de Anne Baillon, des choeurs enregistrés à Riga, une fanfare conduite par Luc Rosier constituée de Lionel Bunge, Annabelle Galat-Zarow, Sophie Gauthier, Cyril Nesci, Marie Petetin,..
Puis nous sommes allés au Studio La grange chez Pascal Perrot, vers Gap, pour enregistrer à l’ancienne, sans métronome, en répétant inlassablement car : le temps ,n’est pas dans l’horloge, mais dans le cœur qui bat.

Au total, douze chansons « en fièvre d’émerveillement » pour crier « l’urgence de transformer le monde : l’urgence de s’aimer » dans toutes les langues, de Riga à Gaza, de déserts en capitales, de fête mondiale en foule flamboyante, de faillite équitable en solidarité planétaire… un concentré d’énergie et d’humanisme mûri au coeur du vieux Lyon au fil de six résidences au studio Albedo depuis juillet 2011, puis enregistré en alpage en septembre 2012 au studio Alys dans la magie d’une interprétation live, à l’ancienne et sans métronome, comme peu de disques en font encore le pari. P.Seranne

Ce premier album : Je suis le fou, parcourra les scènes de ci de là avec l’accompagnement d’un dessinateur live : Johann Troïanowski. Il donna naissance à un documentaire réalisé à Riga pour l’indépendance de la Lituanie…