Le temps n’est pas dans l’horloge, mais dans le cœur qui bat

Philippe Seranne poète musicien chanteur a du mal avec le cadre.. lorsqu’il est venu au studio me présenter ses chansons qu’il souhaitait poser sur un album avec de beaux arrangements, je m’interrogeais sur la méthode à suivre…lui mettre des mesures carrées ? des structures repérées ? des partitions pour les musiciens qui allaient s’engager à le suivre ? ou construire patiemment avec lui un album coloré d’une véritable cinématique sonore, dans un style « Jazz progressif ».. Nous avons travaillé longtemps ensemble pour réaliser les 12 maquettes destinées à être enregistrées.
Puis avons constitué l’équipe de musiciens : Gilbert Gandil aux guitares, Patrick Argentier aux percussions, Ameylia Saad Wu à la harpe, Nassim Hiber au Violon Alto, les voix de Géraldine Lefrene, As’n, Ahmed Chetiba et le regretté Pierre Henri, le tambourin de Anne Baillon, des choeurs enregistrés à Riga, une fanfare conduite par Luc Rosier constituée de Lionel Bunge, Annabelle Galat-Zarow, Sophie Gauthier, Cyril Nesci, Marie Petetin,..
Puis nous sommes allés au Studio La grange chez Pascal Perrot, vers Gap, pour enregistrer à l’ancienne, sans métronome, en répétant inlassablement car : le temps ,n’est pas dans l’horloge, mais dans le cœur qui bat.
Enfin de retour rue juiverie, chez Albédo studio le temps des re recording et mixages et mastering finalisaient tout ce travail.

Au total, douze chansons « en fièvre d’émerveillement » pour crier « l’urgence de transformer le monde : l’urgence de s’aimer » dans toutes les langues, de Riga à Gaza, de déserts en capitales, de fête mondiale en foule flamboyante, de faillite équitable en solidarité planétaire… un concentré d’énergie et d’humanisme. P.Seranne
Ce premier album : Je suis le fou, parcourra les scènes de ci de là avec l’accompagnement d’un dessinateur live : Johann Troïanowski. Il donna naissance à un documentaire réalisé à Riga pour l’indépendance de la Lettonie…